La première guerre mondiale pour la flotte de la Baltique

  1. Les forces en présence

L’Allemagne et la Russie sont les deux uniques puissances à s’affronter dans la mer baltique. Même si les Russes ont pu compter sur le soutien de sous-marins britannique. La flotte allemande était plus vétuste que celle des Russes, mais plus nombreuse et les Allemands en cas de conflit important dans cette zone pouvaient déployer par le canal de Kiel des forces plus modernes. Les Allemands considérant le front de la Baltique comme secondaire par rapport à celui de la mer du nord. Conscient de ce désavantage l’action les Russes développèrent des plans uniquement défensifs et particulièrement la défense du golfe de Riga. Ce sentiment russe fut accentué par la possibilité pour la Suède de rejoindre les forces de l’axe et donc d’encercler la Russie en Baltique. Mais dans le même temps les Allemands considérés aussi les Russes comme leurs étant supérieur en raison de l’arrivée en service chez les Russes des quatre nouveaux dreadnoughts et de nombreux destroyers. Ils limitèrent eux aussi leurs ambitions vers des missions défensives. Cela entraina donc dans ce théâtre d’opérations l’utilisation accrue de mines par les deux camps. L’autre particularité de la guerre dans la Baltique est le climat. Une large partie du nord et de l’est de la Baltique est durant quelques mois de l’année bloqués par la glace. C’est particulièrement le cas dans les golfes de Riga et de Finlande. Ainsi la flotte russe cesse ses activités de janvier à avril au plus tard.

Dans les plans mis en place avant le conflit, Nikolai Von Essen l’amiral de la flotte russe souhaité mener des raids de minage contre les cotes allemandes dont l’objectif est de couper les lignes de communication entre l’Allemagne et la Suède. Pour les Russes il était certain que les Suédois rejoindront les Allemands en cas de conflit ouvert. Mais l’état-major russe est en désaccord avec Essen. Il met en place un plan purement défensif autour d’une ligne Nargen-Porkkala-Udd. La flotte devait faire de cette ligne sa position centrale bien soutenue par les batteries côtières. En dehors de patrouille dans le golfe de Finlande, les Russes ne prévoient aucun plan d’action en haute mer. En cas de rencontre avec une flotte ennemie, les navires russes devaient rebrousser chemin et attirer l’ennemi à proximité de la « position centrale ».

Pogranichnik-N-O-Essen1
L’amiral Nikolai Van Essen à bord du Pogranitchnik.

Les plans allemands navals d’actions voient la Baltique comme un théâtre d’action secondaire. Les Allemands étaient convaincus qu’une victoire navale sur la flotte russe n’entrainerait pas la défaite de la Russie et que sa capitulation ne pourrait être obtenue que sur terre. Les Allemandes ne pouvaient mener une guerre sur deux fronts en mer. Les Allemands ne pouvaient mener d’attaques et défendre en même temps l’ile de Ruge, l’ouest de la Baltique et surtout la base de Kiel. Mais les Allemands avaient anticipé la guerre de mines contre leurs côtes que menèrent les Russes. Les Russes voulaient éviter la prise de Petrograd par un débarquement et minèrent donc les côtes.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s