Peinture de guerre: « La bataille de Grunwald » Matjeko

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On bascule dans une oeuvre du XIXème siècle avec une oeuvre de matejko stańczyk, la bataille de Grunwald. Avant de commencer l’analyse de l’oeuvre intéressons-nous à l’événement en lui même en 1410.

 

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La bataille de Grunwald voit s’affronter d’un côté l’ordre teutonique et de l’autre une alliance entre le Royaume de Pologne et le Duché de Lituanie. Pour bien comprendre les origines de cette bataille il faut remonter au XIIeme siècle et aux premières installations de colons allemand à l’est et qui doivent alors lutter  contre les peuples baltes païens. Cela commence avec les croisades de l’ordre  des portes glaives et qui va se poursuivre à partir du XIIIème sièlce avec le renfort d’un autre ordre monastique venu de terre sainte : l’ordre teutonique. Ce dernier va s’étendre au fil des ses combats contre les païens à une grande partie de la Baltique et de la Prusse. Mais deux états chrétiens s’inquiètent de cette expansion: le royaume de Pologne et le Duché de Lituanie. En effet, les Teutoniques  cherchent à prendre le contrôle de l’ensemble de la côte Balte tenant ainsi le riche port de Danzig. L’ordre atteint son apogée au XIIIeme siècle. Mais le Royaume de Pologne sort de ses divisions et son le règne de Ladislas II n’entend plus tolérer la présence des chevaliers de l’ordre au nord de son royaume. Allié par un mariage royale au Duché de Lituanie, les deux camps se lancent dans un conflit ouvert durant l’année 1409-1410. La bataille de Grunwald voient l’armée Polono-lituanienne défère celle de l’ordre. En plus de la défaite, l’ordre perd une grande partie de ses dirigeants et chevaliers. Il ne se remettra jamais de cette défaite et entre dans un déclin qui s’achève par sa disparition en 1525 quand le grand maître de l’ordre reconnait les thèses luthériennes et dissout l’ordre.

Pour comprendre le travail de Matjeko, il faut le replacer dans l’époque dans laquelle l’artiste s’exprime. A l’époque la Pologne n’existe plus en tant qu’état indépendant mais elle est divisée entre trois puissances que sont : l’empire Russe, l’empire Autrichien et la Prusse. Les Polonais se rattache alors à leur culture et histoire pour recréer une unité. Les artistes de la seconde moitié du XIX cherchent à magnifier une gloire perdue pour donner l’espoir d’une nouvelle indépendance surtout après les échecs des révolutions de 1831 et 1861-64. Majteko s’illustre particulièrement alors dans ces tableaux dont celui de Grunwald pour exalter le roman national polonais prenant parfois même des libertés dans les faits historiques. Dans sa peinture, mMajetko divise son travail en trois temps avec une partie centrale et deux parties latérales mais aussi avec un premier plan, un second puis une troisième avec chacun une particularité.

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Au centre l’on trouve Vytautas, duc de Lituanie, qui lève les bras triomphalement et qui semble émerger de la mêlé.Sur la gauche du tableau l’on peut voir Ulrich von Jungengen le grand Maître de l’Orde et à droite une mêlée indescriptible. Sur le devant l’on trouve des piétons qui s’attaquent au grand maître de l’ordre dont l’un est armé d’une lance, une sainte lance totalement anachronique qui n’a pas été utilisé durant la bataille.  Au second plan l’on retrouve la melée des chevaleirs enfin en dernier plan l’on peu apercevoir le camp teutonique et le roi polonais Wadislas au dessus de la mêlée. Le style de Majteko, est extrêmement dynamique dont le but de montrer le tumulte et l’agitation d’une bataille médiévale qui attire et aspire le spéctateur

. D’ailleur le peintre Stanislaw Wyspianki fit une peinture ironique de la bataille de Grunwald qui montre un gribouillis indescriptible.

Matjeko prend quelques libertés avec les événements. Ainsi, l’un des deux paysans qui semble porter le coup de grâce au maitre de l’ordre est armée d’une réplique de la lance de St Maurice celle qui aurait percé la poitrine du christ. Mais l’utilisation de ce symbole tant à montrer le caractère chrétien de la Pologne et de la violation des principes chrétien de l’ordre qui s’attaque à des royaumes chrétiens et non païens. L’on peut apercevoir aussi au centre de l’oeuvre la silhouette d’un saint certainement St Stanislaw saint patron de la Pologne. L’oeuvre de Matjeko foisonne de petites scènes que je vous invite à aller voir sur le site suivant traduit en anglais : http://culture.pl/en/work/battle-of-grunwald-jan-matejko ( il faut aller sur la carte et cliquer sur les petits ronds blancs )

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La représentation de Matjeko de la Bataille de Grundwald s’inscrit parfaitement dans l’image d’une Pologne Catholique sauveuse de la religion catholique qui va être construite durant le XIXeme siècle avec l’intervention polonaise lors du siège de Vienne en 1663. Cette oeuvre a marqué son époque et l’histoire par le message qu’elle véhiculait d’une Pologne libre et victorieuse. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que Goering, grand amateur d’art, en demandera plusieurs milliers de marks pour retrouver cette oeuvre durant la seconde guerre mondiale. Elle fut rendu au musée nationale par un paysan qui l’avait gardé caché dans sa grange.

 

 

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